vendredi 8 mai 2015

E.Todd, le corbeau et le cochon

Il était une fois un rossignol qui disputait avec le corbeau la beauté de leur voix.
Le corbeau affirmait avoir le chant le plus mélodieux de la foret, et le rossignol affirmait lui être le meilleur chanteur.
Ne pouvant se mettre d'accord, ils demandèrent au cochon qui flânait près d'eux, de les départager.
Ayant écouté les deux compères le cochon donna son avis qu'il voulait le bon et sacra le corbeau phœnix vocal des bois et forêts.
A ce verdict, le corbeau prit son envol comblé de joie et laissa derrière lui un rossignol triste et un cochon gêné.
Le rossignol se laissa aller à quelques larmes que le cochon voulu consoler.
Il lui expliqua que dans la vie, il fallait accepter de ne pas être au goût de tout le monde et que sa décision n'était que l'expression de son appréciation honnête.
Il expliqua aussi qu'il espérait ne pas l'avoir trop blessé par sa décision et qu'il voulait voir leur amitié durer.
Le rossignol remis de sa tristesse, expliqua au cochon sa réaction.
"Vois tu maître cochon ce n'est pas d'avoir vu le corbeau élu voix de la foret qui m'attriste, mais sauf ton respect, c'est d'avoir été jugé par un porc qui m'afflige."

C'est un peu ce qu' Emmanuel Todd doit ressentir devant la levée des boucliers Politico-Journalistique qu'a suscité son denier ouvrage.
La vérité à un gout âpre pour certaines oreilles.
Les chansonnettes réactionnaires néocapitalistes semblent mieux adaptées
à l’acoustique mensongère des salles de concert médiatique.

Cher Emmanuel la vérité est aussi un nom de dieu alors console toi en célébrant ton patronyme et laisse chanter les héritiers de ce Voltairianisme sélectif.