mardi 12 mai 2015

Du pain et des jeux

Il y a pire pour l'esprit que la malhonnêteté c'est la fausse objectivité.
Elle enfante la condescendance par opportunité.
Pauvre bête ne tentez pas l'orge avec elle, c'est mon purin d'orties qu'elle préfère.
Mise en pratique dans le domaine politique cette manœuvre donne le Ménarisme.
Une offre intellectuelle oblative à des besoins  dyslexiques.
Adouber par Ariane, Sir Menard part lettre de mission en poche,  comme Lord protecteur des cours d'écoles contre la menace sarrasine et artisan de la reddition du linge sur les balcons de la ville.
Et, à sa numération islamo-enfantine de ces derniers jours R.Ménard répond à qui l'en accuse que lui parle de ce que les français veulent débattre.
Le chômage, le pouvoir d'achat en baisse, la précarité semblent être des chevaux de bataille disqualifiés à disputer le prix du président de la république.
C'est sur le dos du canasson infirme de la haine que notre Don Quichotte Biterrois veux partir en campagne.
Un cerveau correctement oxygéné, permet à quiconque de remarquer l'étendu de cette bouffonnerie.
C'est pourtant avec un aplomb stupéfiant,  que R.Ménard assure parler vrai à des gens qui en ont besoin.
L'invraisemblance du propos dispute à l’ampleur de l'enjeux la préoccupation.
Est ce la perspective que de tels gens puissent présider au destin du pays qui est le plus effrayant, ou qu'ils puissent sans aucun respect évoquer le vide sidérale occupant le crane des français, en insistant sur leurs appétences pour le méprisable au détriment de l'essentiel.

A la grogne de la plèbe, Néron répondait par des combats de gladiateurs et des distributions de pain.
Deux milles ans d'évolution intellectuelle, nous amènent, à R.Ménard dressant des listes d'enfants musulmans et publiant des arrêtés municipaux contre le linge aux balcons comme réponses aux légitimes angoisses Biterroises.

Je décline donc l'invitation aux jeux du cirque et préfère me réfugier dans les rêveries du promeneur solitaire.