vendredi 3 avril 2015

Le royaume d'Obéron


A, alpha le commencement ; c'est la lettre que j'ai égaré.
Ne l'ayant plus, j'ai perdu mon mariage et hérité du mirage.
Le souvenir du songe d'une nuit d’été.
Nous fallait il plus qu'un peu de pain et de bien pour continuer ?
C'est quand j'ai cessé de chérir le début  que la fin est venue.
Quand lassé par les ans j'ai négligé mon propre enfant.
Celui que j'avais faire naître par une promesse et scellé par le oui coutumier.
Aujourd'hui je me suis parjuré, j'ai abdiqué.
J'ai trahi le serment!
Et tout ça pour du vent !
Pour une brise mensongère, pour des paroles de mauvaises gens.
Par le temps ! était il si dur de s'enjoindre droiture et patience ?
Nous, ne pouvait il perdurer ?
Si surement, mais je me suis enivré à l’alcool de mon ego et suis devenu sot !
Pris dans la spirale du moi j'en ai oublié le nous qui fait de deux un tout.
Dans le forêt de Puck j'ai couru et me suis essoufflé, mais par la grâce du ciel au matin me suis éveillé.
Le cauchemar a pris fin et j'ai pu voir à nouveau l'horizon débarrassé de mon ego.
Je conjuguerai dorénavant le futur à la première personne du pluriel.
Le souvenir amer de ce songe d'une nuit d'été, me rappellera pour les jours à venir que les rêves de charmes peuvent devenir maléfices.
Et que dans la forêt d'Oberon seul les ânes tournent en rond.