samedi 7 mars 2015

Le syndrome de Stocholm

Selon une étude de l'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, un revenu de 3284 euros est nécessaire à une famille avec deux enfants pour vivre de manière décente.

Cette information qui n'a malheureusement pas trouvé de relais médiatiques, interpelle sur les conditions de vie des familles et des personnes étant bien en dessous de ce niveau de rémunération.
Si on creuse un peu, on s’aperçoit que 55% des familles mono parentales, vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 45% des retraités seuls sont en risque de restriction.
Les populations les plus fragiles sont les premières victimes de ce constat.
J'ai tenté de discuter de ces chiffres auprès de collègues et de relations. Ils m'ont tenu de manière quasi unanime, le discours de la fatalité, voir du cynisme.
"Et ben oui hein on est pas au pays des bisousnours !"
Je serais d'après leurs critères "intellectuels" un bien pensant.
Si je peux sans sourciller accepter le reproche quand il sort de la bouche d'un capitaliste fortuné, j'ai bien plus de mal lorsqu'il est proféré par un citoyen lambda.
Je ne m'explique pas, ce qui amène une personne ayant des difficultés à joindre les deux bouts à prendre la défense d'un système inégalitaire, laissant sur le bas côté des familles entières.
L'argument est le suivant : "Si on taxe trop les riches ils vont partir !"
Et bien qu'ils foutent le camp et qu'ils n'y reviennent pas.
C'est de l'esclavage mental.
S'il est dans la nature d'un homme d'être un esclave, il se pourrait en effet qu'il trouve de moins bons maîtres que nos PDG du CAC 40.
Quoiqu'il en soit, la performance est tout de même à saluer, Faire passer des parasites se nourrissant du bien collectif pour une nécessité économique est une métastase de la pensée que seule une société malade au possible peut développer.
Je n'ai donc qu'un conseil mes amis.
Ressortez vos 33 tours de Bob Marley et écoutez Redemption Song :
                               "Emancipate your mind from mental slavery..."