dimanche 22 mars 2015

Aziza Othmana




Princesse au ciel d'or et d'argent.
Elle se dresse le corps blessé,
Mais l'âme à tout jamais épargné.

Elle est de ces belles d'orient,
Qui font fassent fièrement
Aux sultans, aux dictateurs, aux présidents.

Elle est la première parmi ses sœurs
à avoir dit s'en est assez.
Et pour cela lourd est le prix à payer.

Mais le sang d'Hannibal dans ses veines
lui rappel que devant l’extrême
Il ne sied pas de capituler pour une reine.

Le combat sera mené pour ses enfants
Car quand les barbares attaquent un musée
C'est la mémoire de ses ancêtres qu'on veut assassiner.

L'indomptable Medjerda, balaiera les sanglants
Et à Zama le monde pourra admirer
La Tunisie à nouveau triompher.