mardi 10 février 2015

De l'autre côté du miroir

L'idée de misère et de faim nous est insupportable et c'est très bien ainsi.
devant ce fléau, deux leviers d'action sont possibles.
Le premier c'est le développement de l'aide humanitaire.
C'est permettre via la générosité de certains de porté assistance aux plus démunis.
Nul doute que les meilleurs intentions accompagne les actions humanitaire de tout type, mais elles soulèvent aussi plusieurs question.
En effet, l'action reste dépendante du donateur.
Elle est le résultat de processus non gérables et non contrôlables car faisant appelle à la subjectivité.
Elle place aussi le dispensateur dans une position délicate, pouvant donner le sentiments qu'on donne car la misère même si elle doit être combattu est au final un mal quasi nécessaire à une société organiser autour du concept de classe.
Cela permets au mieux d'alléger sa conscience et au pire de contribuer pour pérenniser un système qui à vocations à n'être rien d'autre que ce qu'il est.
Finalement je donne car j'en ai les moyens , et j'en ai les moyens car certains en on moins voir pas du tout.
J'ai donc le devoir "moral" de donner à ceux qui ne sont pas de ma caste.
On vois dé-lors même si tout se fait de bonne foi poindre le bout du nez de l’arrogance.
Acculer à la critique, le donateur pourra toujours arguer qu'il n'était pas obliger de donner !
Y a t il un autre levier possible ?
Oui à mon sens.
Celui de l'inversion des rôles.
Admettons que la solidarité soit un devoir.
Et que comme tout devoir, son manquement fasse l'objet de mesure coercitives.
admettons aussi que cela soit constitutionnalisé.
Bien montons sur la table un instant et observons.
Si ce n'est plus aux nécessiteux de solliciter la bienveillance,mais que dans le même temps on admets que la solidarité et une obligation, alors il ne reste qu'une option.
Celle de voir les donateurs solliciter les démunis.
Non par bonté d’âme mais dans le souci de se mettre en règle.
Vous me répondrez que ce système existe déjà et que cela s'appel l’impôt.
Et je vous réponds faux.
L’impôt c'est le prélèvement en vue de faire fonctionner la société sur un mode nominal.
Aucune levé d’impôts ne peut appréhender un hiver rigoureux une catastrophe naturelle ou une fermeture d'usine n'y même des choix stupides.
L'indigent à T0 pouvant vivre avec X aura besoin de X+10 à T+1 dans certaines situations.
Comment accepter intellectuellement le principe de l'effort réaliser par celui qui est le plus faible ?
C'est une hérésie à la raison.
Cette thèse n'attends pas le changement de point de vue mais de réaliser une révolution ophtalmologique.
Arracher ses vieux yeux fatiguer pour une nouvelle paires de mirettes toutes en couleurs.