vendredi 16 janvier 2015

Haut delà et eau delà


C'est le fleuve.
Un fleuve qui prend sa source à la lumière du divin.
Nous buvons à l'un des confluents de ce fleuve.
Mais toutes les rivières sont différentes.
Certaines on fait leur lit au fil des générations, elles ont charrié avec elles les pierres que sont nos questions.
D'autres par les caprices de la nature se sont coupées de la source et sont devenues marécages.
Une eau qui stagne est une eau impure.
L'indigent assoiffé qui n'a pas d'autre choix ne peut au fil du temps que se souiller à la consommer.
Son avenir est alors incertain, il peut en souffrir ou pire s'y habituer.
Seul le retour au fleuve est purificateur.
Sa force et sa vigueur balayent tout.
Aussi n'est il pas temps de revenir aux sources mêmes du fleuve.
Comme les rivières qui trouvent leur unité dans le fleuve.
Trouvons la nôtre dans la source, dans l'unique.
Ce fleuve qui se jette dans l'océan de l’éternité.
Seul notre concorde dans le message sera salutaire.
Par la pureté de la foi, réalisons le miracle de l'unité.
Aussi à toi et à l'autre que tu es et que je suis.
Je veux dire les premiers mots de l'humanité.

A salam haleykoum.

Auteur : Mourad el Oujdi